Intempéries : l’état de catastrophe naturelle reconnu à Grans

Le 20 octobre dernier, Grans a subi des précipitations d’une intensité exceptionnelle, avec l’équivalent de six mois de pluie tombé en seulement 24 heures. Face à l’ampleur des dégâts, l’heure est aujourd’hui au bilan, même si certains habitants demeurent toujours dans des situations critiques.

La reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle, actée par arrêté ministériel, constitue une étape essentielle pour accompagner les sinistrés dans leurs démarches et permettre la poursuite des actions nécessaires. Etat des lieux.

Lire arrêté ministériel

Plus de 200 maisons sinistrées, des entreprises touchées et des habitants confrontés à des situations dramatiques : les inondations exceptionnelles du 20 octobre ont profondément marqué la commune, avec des records tristement battus. Depuis le premier jour, la municipalité, les élus et les services municipaux sont pleinement mobilisés pour venir en aide aux victimes, rétablir les conditions de sécurité et engager les actions nécessaires au retour à la normale. Le bilan matériel est considérable. Plus de 200 maisons ont été sinistrées. Certains logements sont devenus inhabitables, contraignant des familles à demander un relogement, tandis que plusieurs habitants ont dû être évacués en urgence. Beaucoup ont perdu une grande partie, voire la totalité, de leurs biens.

Plusieurs secteurs de la commune restent particulièrement touchés. À Camp Jouven, l’entreprise Sofy Métal a subi d’importants dégâts, entraînant le chômage technique de neuf salariés. D’autres foyers et entreprises du secteur sont également impactés. Dans le quartier Berthier, des zones demeurent sous l’eau et des chevaux ont dû être évacués. Du côté de la Pujade, des remontées d’eau du quartier des Eyssauts ont notamment affecté certains habitants du lotissement Campagne du Vallon des Oliviers.

Les équipements municipaux n’ont pas été épargnés. Le gymnase Paul Sias a subi des dégradations majeures. Les créneaux des associations doivent ainsi être réorganisés dans d’autres structures afin de permettre la poursuite de leurs activités dans les meilleures conditions possibles. L’heure est à la solidarité et au partage.

À ces dégâts s’ajoutent les risques liés à la fragilisation de certains arbres, les potentiels éboulements et aux conséquences des inondations sur les infrastructures et les réseaux. Les dégâts liés aux inondations vont nécessiter d’importants travaux de remise en état dont le coût, particulièrement élevé, pèsera lourdement sur les finances de la ville.

Je recherche